David Crépin, FMDC Diagnostics : « Le diagnostic n’est plus un métier facile d’accès »

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David Crépin, dirigeant de FMDC Diagnostics. Créée en 2007, la société est membre depuis sa création du réseau EX’IM. De 4 collaborateurs en 2007, l’entreprise est passée à 40 salariés aujourd’hui et compte bien poursuivre son développement.

Pouvez-vous nous raconter l’histoire de FMDC DIAGNOSTICS ?

Comme beaucoup de diagnostiqueurs immobiliers, j’ai une formation très différente. J’ai d’abord suivi une école hôtelière avant de poursuivre dans une école de commerce. Et puis, j’ai eu plusieurs métiers avant de me lancer dans le diagnostic immobilier. J’ai découvert le métier, appris à l’aimer, et j’ai développé notre business. Aujourd’hui, FMDC Diagnostics compte 40 salariés pour 4 millions de chiffre d’affaires, et est la 21ème entreprise de France dans le domaine du diagnostic immobilier au bout de 10 années d’existence (source : étude plimsoll 2017).

Quelle est votre offre ?

Nous proposons l’ensemble des diagnostics dits « cycle court ». Ils correspondent au Dossier de Diagnostics Techniques (DDT) pour la vente et la location. A travers notre pôle filière amiante, nous proposons l’avant-travaux et démolition sur l’amiante, le plomb et les termites mais aussi le diagnostic Déchet avant démolition ou l’AMO déconnexion et dévoiement de réseaux. Nous disposons également d’un pôle amiante et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) pour l’amiante dans les enrobés.
Récemment, nous avons créé un laboratoire de prélèvement d’air accrédité par le Cofrac pour les mesures d’empoussièrement Amiante. Autrement dit, nous proposons une palette large de prestations dans le domaine des diagnostics, contrôles et mesures et avons encore des projets de développement en tête.

Vous avez embrassé le métier dès sa création. Pouvez-vous revenir sur son évolution ?

Ce n’est pas un métier simple. Il a connu de très nombreuses évolutions et a dû démontrer en permanence sa crédibilité. La certification de personne physique est assez singulière comparée à d’autres professions et a subi plusieurs lifting depuis son entrée en vigueur, ces évolutions ont été dans le bon sens pour une meilleure professionnalisation des acteurs de notre filière. Aujourd’hui, ce n’est plus un métier « facile » d’accès. Pour preuve, nous constatons une pénurie de professionnels dans le domaine. Mais c’est rassurant car la professionnalisation des acteurs est en place, fonctionne et avance. Nous commençons à être reconnus et représentés !

Dès le départ, vous avez choisi de vous adosser au réseau EX’IM. Pouvez-vous nous expliquer ce choix ?

Ce modèle de réseau nous a permis de nous développer rapidement. Nous débutions seuls et souhaitions plutôt ouvrir un cabinet structuré que travailler en tant qu’artisan. Si nous sommes aujourd’hui numéro 1 du réseau, c’est parce que nous avons pu nous appuyer sur un réseau efficace. Un véritable soutien nous permettant de nous concentrer sur le développement de l’entreprise.

Quels sont les enjeux de l’amiante ?

La problématique est complexe. Elle requiert en interne, tout comme le plomb d’ailleurs, une ingénierie et des compétences extrêmement solides et capables de répondre aux particularités des situations. Nous venons à ce titre de remporter le marché du Grand Palais, dans le cadre de sa rénovation pour les prochains Jeux Olympiques. Pour répondre aux exigences réglementaires et techniques, il fallait faire preuve de compétences, d’ingénierie et d’expérience.

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