Le nucléaire et l’amiante boostent Eichrom

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À Bruz, près de Rennes, Eichrom-Laboratoires traque les traces d’amiante en milieu radioactif. En deux ans, l’effectif est passé de 15 à 60 salariés. Une vingtaine d’embauches sont prévues cette année.

À la fin du siècle dernier, Eichrom fait parler la… poudre sur toute l’Europe. Installé à Paris, le groupe américain commercialise ses résines qui isolent les éléments radioactifs à mesurer dans diverses matières.
En 2003, le Breton Patrice Letessier, physicien-chimiste chez Eichrom, propose à sa société de « monter (son) propre laboratoire de mesures de radioactivité », à Rennes. Depuis, sur le campus de Ker Lann, Eichrom-Laboratoires rayonne.

Un labo d’amiante nucléaire

Dès le départ, le laboratoire scrute les traces de radioactivité dans des échantillons d’eau, des villes comme Rennes ou Toulouse. « Nous surveillons la qualité de l’eau potable pour une quinzaine de millions de consommateurs européens », compte Patrice Letessier, le directeur.
Au fil des années, ce labo « indépendant » développe son activité autour des installations nucléaires. D’abord, pour mesurer la radioactivité dans la nature (sol, eau, lait, poisson…) à proximité de « douze des dix-neuf » centrales françaises.

Ensuite, « depuis trois ans », Eichrom-Laboratoires développe ses prestations d’analyse d’amiante. De plus, dans le cadre du programme de « démantèlement » des sites nucléaires, la société bruzoise a tous les atouts pour « gérer la double problématique » de recherche d’amiante dans un environnement radioactif.
En juillet dernier, elle est même retenue par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pour ouvrir un labo d’amiante nucléaire sur le site de Marcoule, dans le Gard. « On a trois collaborateurs en permanence sur place, explique Patrice Letessier. On pourrait monter à quinze. »

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