Quelles innovations dans le repérage amiante ? Questions d’experts avec CITAE

Jean-Charles Vautour, directeur du développement de CITAE, répond aux trois questions de la rédaction à l'occasion du Grand Circuit Maîtriser l'Amiante.

Retranscription de l'extrait :

1. Quelles innovations pour être plus efficace dans le repérage amiante ?

Alors de toute façon, ce qu'il faut c'est d'abord se mettre en sécurité, travailler en SS4. On a vu tout à l'heure que la SS4 concernait toutes les situations impactantes sur le risque pour la santé de ceux qui interviennent à proximité de l'amiante. Quand un opérateur certifié fait un échantillonnage massique sur place, il est évidemment exposé et il ne sait pas la présence d'amiante au moment où il fait le prélèvement. Il est concerné plus que n'importe qui d'autre par la SS4.

Donc le but est d'abord d'être dans une situation qui le met en protection vis-à-vis de ce risque là : c'est le fait d'avoir des modes opératoires qui sont éprouvés. Et là dessus les technologies évoluent en termes de prélèvement, de limitation des risques d'émission de fibres. Et puis de leur côté les industriels trouvent des astuces pour nous faciliter la tâche.

Ce sont des choses sur lesquelles nous sommes très attentifs aujourd'hui. La chose la plus importante, c'est de prélever dans des conditions de sécurité maximale, limiter le risque de contamination accidentelle de l'environnement dans lequel on se trouve, bien nettoyer les outils d'un prélèvement à l'autre pour éviter la contamination accidentelle et veiller à ce qu'on puisse bénéficier de ces innovations à ce niveau là.

2. Peut-on encore accélérer les interventions sans réduire la qualité d’exécution ?

En fait on veut la qualité de l'échantillon - fiabilisé - pour pouvoir avoir une analyse derrière réalisée par un laboratoire de qualité qui tienne la route. Avec l'absence de risque de contamination, etc. Le principe est simple, c'est d'être vertueux à ce niveau là et d'avoir les bonnes pratiques pour avoir le bon résultat à la fin.

3. Peut-on passer facilement du diagnostic dans le bâtiment au diagnostic sur les navires ?

Aujourd'hui il y a une accréditation pour la partie DTA qui est demandée pour toute l'organisation (pas simplement l'opérateur). Ce n'est pas la même que la partie laboratoire pour les analyses. Ça sous-entend que l'on veut identifier des entreprises qui ont des pratiques qui sont éprouvées. On voit bien dans la partie ISO 17020 que l'on cherche à avoir des professionnels du secteur. Donc ce n'est pas simplement un opérateur qui sait prélever en SS4 et qui est issu du bâti, ce n'est pas non plus quelqu'un qui vient uniquement du maritime et qui va se former à la SS4 et à la réalisation des repérages. C'est certainement un mix des deux. Ceci, nous le voyons appliqué également dans le ferroviaire et dans le matériel roulant.

La qualification nécessaire n'est pas encore précisée. On demande d'avoir de bonnes connaissances des milieux du transport roulant et du maritime.

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