Quelles évolutions techniques dans les analyses amiante ? – Avec Eurofins Analyses pour le Bâtiment

3 questions à Matthieu Gatel, business unit manager chez Eurofins Analyses pour le Bâtiment, à l'occasion du Grand Circuit Maîtriser l'Amiante.

Retranscription :

- Quelles évolutions techniques dans l’analyse amiante ?

Aujourd'hui, on peut considérer que sur le référentiel mondial, les techniques qui sont utilisées sont de bon niveau : on utilise le MOLP et le MET, qui sont des techniques qui permettent une bonne identification. En cumulant les deux, cela fonctionne très bien. C'est au niveau des laboratoires que chacun va travailler sur son amélioration continue pour fiabiliser ses analyses et faire en sorte d'être encore plus fin dans la détection. Mais dans la vision que l'on a aujourd'hui, on n'a pas un saut technologique majeur qui devrait arriver.

- La VLEP sera t-elle renforcée ?

En 2015, elle a déjà été divisée par dix. On est passé de 100 fibres par litre à 10 fibres par litre. Les évolutions sur la sensibilité analytique doivent permettre d'être fin. Donc on n'a pas de vision aujourd'hui sur cette évolution.

- Comment assurer la traçabilité des échantillons ?

La traçabilité, c'est toujours quelque chose de compliqué. Dans nos laboratoires en interne, on assure la traçabilité via un système de code barre : chaque échantillon a son code barre, l'unicité en termes de numérotation est suivie tout au long du process d'analyse. C'est quelque chose que l'on maitrise bien. La vision que j'ai aujourd'hui est que si il doit y avoir des évolutions en la matière, il s'agit de pouvoir tracer les échantillons avec une unicité d'identifiant depuis le point de prélèvement jusqu'à la sortie du laboratoire. On commence à voir apparaitre ça, à voir des échantillons qui nous arrivent avec un code barre. On essaie de pouvoir exploiter ce code barre afin de toujours assurer la traçabilité. Lié à un système d'échanges de données informatisées qui fait que l'organisme de prélèvement entre les données dans son système et transfère les données en direct au laboratoire, le laboratoire assure la traçabilité via son système interne. Et on ne perd la traçabilité depuis le point de prélèvement.